L'alcool, ses effets

L'ALCOOL, SES 2 PRINCIPALES CIBLES : LE CERVEAU ET LE FOIE

ABUS D'ALCOOL : GARE AUX EFFETS !!! 

https://www.alcoolassistance.net/images/abus-filles.jpgSi l'abstinence est recommandée dans certaines situations à risque (conduite, grossesse, travail...) les boissons alcoolisées sont, à petites doses, une source de plaisir souvent synonyme de partage et de convivialité. 

Mais.... Quand il y a consommation abusive... les effets sur l'organisme sont multiples : du simple effet désinhibant à la maladie en passant par les troubles du comportement... l'usage abusif  des boissons alcoolisées peut entraîner un processus de détérioration générale de l'organisme et du psychisme. 

L'ingestion  d'alcool produit sur le comportement des transformations qui sont en fonction de la quantité d'alcool ingérée et des caractéristiques  physiologique du consommateur. L'alcool affecte aussi les organes et peut présenter des risques pour la santé. La consommation excessive peut aboutir à diverses maladies et, en cas de dépendance, à l'alcoolisme.

L'alcool passe directement dans le sang. Par conséquent, les principaux organes vitaux sont touchés et risquent, en cas de consommation abusive et répétée, de développer de maladies. le cœur (troubles cardio-vasculaires), l'estomac et l'appareil digestif (ulcères, cancers, hépatites), le foie (cirrhose) et le cerveau (les neurones sont atteints).  

L'alcool agit aussi sur les sens. Le fait que le cerveau et le système nerveux soient touchés peut entraîner de nombreuses conséquences : troubles de la vision, de l'audition, de la coordination motrice... Les capacités de réaction et de concentration sont altérées. Bref, l'alcool influe sur tout le comportement, l'équilibre et les réflexes mais aussi sur l'humeur, tantôt l'alcool  désinhibe et rend euphorique, tantôt il rend triste, voire dépressif.

 Dès qu'il y a surconsommation, l'individu est en état ''d'hypnose'' ou d'euphorie et il ne ressent plus la douleur. Si la personne est ivre (ce que l'on appelle l'état d'ébriété), l'excitation nerveuse apparaît. Avec une forte ivresse (plus de 3 g d'alcool par litre de sang), la perte de conscience ou même le coma sont à craindre.  

 Selon l'importance de l'alcoolisation, on distingue 3 phases dans l'ivresse : 

Première phase (à partir d’un taux de 0,30 g/l)

Premiers effets sur le Système Nerveux se traduisant par : 

-  Euphorie.  - Levée des inhibitions 
- Altération du comportement à des degrés divers : 
(l’attention, temps de réaction, jugement, sens critique, mémoire et adaptation au réel ) 
- La perception des dangers s’estompe :   
- (humeur variable,  ( gaieté,   agressivité); 
-  troubles visuels et incoordination musculaire)

Deuxième phase  (aux alentours d’un taux de2g/l) d’incoordination et d’instabilité :

Premiers effets sur le système nerveux se traduisant par : 
- somnolence - torpeur - désorientation (temps/espace)
- gestes maladroits - vertiges -vomissements

Troisième phase (taux supérieur à 3g/l) de coma éthylique  sujet « ivre mort » 

- amnésie  
- baisse de la température et de la HTA (hyper tension artérielle)
- respiration bruyante 
- coma profond, situation grave nécessitant une surveillance médicale

Effets physiques de l'alcool à court  terme

Situations à danger immédiat  

Quels que soient l'heure ou l'endroit, les boissons alcoolisées sont à consommer avec modération pour sa propre sécurité et celle des autres.

Certaines situations à danger immédiat exigent de s'abstenir :

Dans le cadre d'un travail à risque

 La consommation d'alcool entraîne une augmentation de la probabilité d'accident, d'autant que la plupart des métiers sont mécanisés et automatisés et demande toujours plus de vigilance et de précision dans les moindres gestes. Gare à la fausse manœuvre ! elle pourrait coûter des vies.

Sur la route 

Retour de bar, de discothèque, de fête entre copains ou repas de famille bien arrosés...Attention danger !
* 80 % environ des accidents mortels sur la route liés à l'alcool sont dus à des buveurs occasionnels. Et, à certains moments de la journée, les risques sont plus élevés. La nuit, entre 22h et 6h du matin, le conducteur court 12 fois plus de risques que le jour.

Les soirs de weekend et veilles de fêtes

l'analyse des accidents montre que les samedis, dimanches et fêtes sont les jours à plus haut risque avec près de la moitié des tués et la moitié des blessés graves chez les 18/24 ans.
Le risque d'accident mortel augmente considérablement avec le taux d'alcoolémie :
il est multiplié par 2 à 0,5g d'alcool par litre de sang, par 10 à 0,8 g/l et par 35 à 1,2 g/l

En période de grossesse

Chez la femme enceinte, l'alcool traverse facilement la barrière placentaire, touchant ainsi le fœtus.
Les conséquences d'une alcoolisation régulière pendant la grossesse peuvent être graves . accouchement prématuré, baisse du poids du bébé à la naissance, retard dans le développement physique ou psychique de l'enfant.
Il est donc recommandé à la femme enceinte de ne pas consommer d'alcool pendant la durée de la grossesse.

En période d'allaitement 

l'alcool passe dans le lait maternel. L'alcool diminue le réflexe d'éjection du lait. Il modifie la saveur du lait qui reste ''alcoolisé'' pendant une durée de 4 heures après l'ingestion.

En cas de prise de médicaments 

Attention ! le mélange médicaments/alcool peut être un cocktail redoutable.
De nombreux médicaments comme les somnifères, les tranquillisants, certains antibiotiques, anti inflammatoires ou anti histaminiques amplifient les effets de l'alcool.


Dans d'autres situations de la vie courante 

Comme le bricolage à la maison mais aussi les activités sportives, notamment celles qui demandent un effort intense.

Les effets sur l'organisme à long terme 

La consommation régulière, quand elle est excessive (ou au delà des seuils de 2 à 3 verres par jour), augmente le risque de nombreuses pathologies : cancers (notamment de la bouche, de la gorge, de l'œsophage, entre autres), maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardiovasculaires, hypertension artérielle, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).