La cocaïne

 

Arbuste cultivé en Bolivie et au Pérou dans la région des Andes. Feuilles vertes très luisantes.  Le cocaïer  ressemble  beaucoup

au fusain cet arbrisseau cultivé dans les haies. La cocaïne se présente sous forme de poudre blanche floconneuse et cristalline ressemblant à de la neige.

Son conditionnement de trafic est le sachet, le flaconnage de fortune par réutilisation de petits récipients pharmaceutiques.

 

La cocaïne est un puissant stimulant

La cocaïne  est extraite de la feuille de coca. Elle se présente sous la forme d’une poudre blanche cristallisée, incolore et à la saveur amère.

 

Les modes de consommation traditionnels de la coca en Amérique du Sud sont :

• la mastication de la feuille de coca, qui provoque une stimulation légère ;

• l'absorption de tisane de feuille de coca, aux effets également limités.

La  mastication peut aussi consister en une chique (llipta) d'une pâte masticatoire (aculli) qui est un mélange d'un alcali  (cendres de pommes de terre, de bananes ou Chaux) et de feuilles de coca

MODALITES  D’USAGE

Usage le plus répandu

- Prisée (ou «sniffée» en langage courant) :  méthode consistant à inhaler la cocaïne sous forme de poudre, en général au moyen d'un petit tube appelé « paille ».  La cocaïne est alors disposée en petits tas filiformes, appelés « traits », « barres », « rails », « lignes », « tracks »,« lichettes », « pointes », « poutres » ou « traces » ou "pilouche" ou   encore  "poteau". L'effet se fait sentir au bout de deux minutes et dure environ une heure.

Usages courants

- Freebase : cocaïne base (libérée de son sel) en mélangeant le chlorhydrate  (cocaïne poudre)  avec de l'ammoniac (ou du bicarbonate de soude), ensuite chauffée jusqu'à apparition des cristaux (il s'agit de cocaïne sous forme de sa base libre) et ensuite lavée à l'eau,  ceci pour  éliminer toutes les traces d'alcali (ammoniaque, bicarbonate, etc.) ayant  servi  à  sa  préparation.  Sous forme de sa base libre, elle est volatile, et se fume dans une pipe spécifique (parfois considéré comme analogue au crack). L'effet se fait sentir au bout de deux minutes et dure environ 30 minutes.

  -   fumée en joint.

  -  «chasser le dragon» : méthode consistant à inhaler les vapeurs de cocaïne, chauffée la plupart du temps sur une feuille d'aluminium par le dessous.

  -  ingérée en parachutes une dose de cocaïne est enveloppée dans du papier à cigarettes et gobée. L'effet se fait sentir au bout de 20 minutes et dure environ 1 heure.

  -  injectée en intraveineuse.  L'effet se fait sentir au bout de 10 secondes et dure environ 20 minutes. Elle se rencontre généralement chez les polytoxicomanes.

Usages anecdotiques

   -  appliquée sur certaines muqueuses (rectale, vaginale ou gland).  L'insensibilité obtenue passe pour prolonger l'acte sexuel car ces zones sont anesthésiées.

   -  par voie orale sous forme d'extrait, de teinture ou de vin. Cet usage était majoritaire au XIXe siècle. Elle  est parfois consommée avec de l'héroïne  (speed-ball)  afin  de compenser les effets  dépresseurs de l'héroïne par les effets stimulants de la cocaïne. Avec de l'alcool, ceci  augmente  la  toxicité  des  deux produits.

EFFETS ET CONSEQUENCES

• Chez  la  femme  enceinte,  la  cocaïne traverse la barrière placentaire et expose le fœtus à des risques de retard de croissance, accidents vasculaires, malformation.

Effets ressentis, l'usage de la cocaïne provoque :

• la sensation d'avoir la gorge gonflée, anesthésie du nez et des dents ainsi qu'une difficulté a déglutir;

• une  forte  euphorie  appelée  «flash» plus  intense que pour l'héroïne mais moins que pour le crack;

• un sentiment de puissance intellectuelle  (illusion  de  tout comprendre et d'avoir une intelligence inconcevable) et physique  (voire  sexuelle) qui provoque une désinhibition;

• une indifférence à la douleur, à la fatigue et à la faim;

• baisse de la fatigue ;

• dans certains cas : hallucinations, délire..

Ces effets vont laisser place ensuite à ce qu'il est commun d'appeler « descente » ou craving : un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs tels que antidépresseurs, anxiolytiques, calmants divers.

EFFETS A COURT TERME

• augmentation du rythme cardiaque (tachycardie), voire troubles du rythme cardiaque. Les douleurs thoraciques ne sont  pas rares, pouvant aller jusqu'à un infarctus du myocarde. Elles sont dues à un effet vaso constricteur sur  les artères  coronaires ainsi qu'à un effet thrombogène  (facilitation de la formation de caillots).

• augmentation de la pression sanguine (hypertension) et de la respiration ;

• hyperthermie ;

• crampes, tremblements, spasmes, épilepsie;

• saignements de nez, anosmie  (L'anosmie  est  un  trouble de l'odorat qui se traduit par une perte ou une diminution forte de la sensibilité aux odeurs durant 48 heures en cas de prise par voie nasale).

La levée des inhibitions peut  provoquer une perte de jugement entraînant parfois des actes inconsidérés, tels que la violence, des comportements très agressifs.

EFFETS A LONG TERME

Consommée de façon régulière, la cocaïne peut provoquer :

• une contraction de la plupart  des  vaisseaux  sanguins: les  tissus,  insuffisamment irrigués, se nécrosent.

C'est souvent le cas de  la cloison nasale avec des lésions perforantes  pouvant aller jusqu'à la nécrose des parois nasales chez les usagers prisant régulièrement la cocaïne; les molaires subissent également l'action corrosive de la cocaïne

•  des troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner des accidents cardiaques;

• des troubles de l'humeur : irritabilité, paranoïa, attaque de panique, dépression ;

•  troubles du système nerveux : panique, sentiments de persécution, actes violents, crises de paranoïa et hallucinations.

• une augmentation de l'activité psychique: des insomnies, des amnésies, des difficultés de concentration tics nerveux, etc. ;

• une dépendance psychique rapide et forte. On estime que 20 % des usagers deviennent dépendants. La dépendance à la cocaïne est parfois réversible mais même après un arrêt complet de consommation, il faut attendre de 12 à 18 mois sans rechute pour être considéré comme « guéri ».

La tolérance ne  concerne  que  certains  des  effets notamment l'euphorie et est fortement liée aux sensibilités individuelles.  Le syndrome de sevrage n'a été officialisé qu'en 1987 et ses manifestations physiques ne sont pas toujours observables.