La charte entourage

Ceux qui entourent la personne malade, dépendante de l'alcool, conjoints, enfants, familiers,proches, amis, collègues, employeurs (chacun d'entre eux peut être à un moment concernés).

 

• On peut être malade de l'alcool sans jamais avoir consommé, c'est le «mal de voir boire».

 

• Le co-dépendant dans son isolement ressent un sentiment d'impuissance, de honte, de culpabilité, de souffrance. Il convient de lui ouvrir nos portes, de lui réserver, comme on le fait pour le malade, un accueil chaleureux, lui permettant d'extérioriser son propre mal-être.

 

• L’entourage ne comprend pas la situation, par méconnaissance. Il doit être informé de tout ce qu'il ne sait pas sur l'alcool et les phénomènes d'alcoolisation progressive qui conduisent insidieusement à la dépendance.

 

• l'entourage doit être informé de tout ce qu'il ne sait pas et ne peut comprendre de l'alcool et de l'alcoolisation. Il faut qu'il apprenne et accepte la progressivité de l'intoxication et le processus de dépendance.

 

• Il convient de lui faire chasser les contre-vérités sur le vice de boire, le manque de volonté pour lui permettre de dédramatiser sa relation à l'être cher et lui apprendre à le regarder comme un malade et non comme un coup  

 

• Lui apprendre à prendre du recul, à ne pas culpabiliser d'une situation dont il n'est pas responsable, l'aider à redonner un sens à sa vie pour le maintien de l'équilibre de la cellule familiale et de son couple.

 

• L'entourage doit reprendre espoir en sachant que la maladie de l'alcool n'est pas un fatalité mais se soigne.

 

• Il faut lui donner cet espoir et l'associer au projet. Il est recommandé qu'il soit acteur de l'accompagnement psychologique à long terme.

 

• L'association doit lui faire sa place au sein de ses groupes spécifiques mais aussi dans les groupes de lieu d’accueil pour faire le ré-apprentissage de la vie collective, si longtemps interrompue.

 

• Les animateurs(trices) des groupes "Entourage" sont là pour préparer et accompagner les co-dépendants à anticiper les meilleures conditions psychologiques et matérielles de la reprise de la vie familiale pour que le nouvel abstinent retrouve rapidement sa place.