Crocodil

La crocodile, une des drogues les plus dangereuses

Une drogue facile à fabriquer et bon marché

La crocodile se produit aisément à partir de la codéine, substance qui appartient à la famille de la morphine. La codéine se trouve facilement comme dans certains sirops pour la toux ou dans certains médicaments antidouleur.

En plus de la codéine la recette inclut de l’iode accompagné parfois d’autres ingrédients comme de l’essence, des dissolvants à peinture, d’iode, d’héroïne, ou du phosphore rouge (la partie rouge au bout des allumettes).

Qu'est-ce que la désomorphine ?

Créer vers 1930 aux États-Unis, la désomorphine devait être un antidouleur qui provoquerait moins de dépendance que la morphine. Malheureusement, ce médicament se révéla bien pire.

L’effet recherché

L’effet recherché se rapproche de celui de l’héroïne, mais les effets secondaires sont encore plus dévastateurs. Son nom, la Krokodil, fait référence aux effets ravageurs, tels des morsures de crocodile, qu’elle provoque sur et sous la peau.

Cette drogue est apparue en 2002 dans l’est de la Russie et la Sibérie. Elle s’est répandue de plus en plus auprès des jeunes russes, surtout ceux issus de classes défavorisées, qui trouvent en cette drogue le moyen d’échapper à leur quotidien.

Seulement, la Krokodil a des effets dix fois supérieurs à ceux de l’héroïne à un coût trois fois moindre. Elle détruit et pourrit littéralement l’épiderme. Elle arrive même à trouer les os.

Les consommateurs de crocodile (désomorphine), lorsqu’ils survivent, sont parfois condamnés à être amputés de la partie nécrosée de leur membre, effet de la prise de cette drogue mortelle. En Russie le coût de cette drogue est environ 20 fois moins que celui de l'héroïne.

Attention ! Cette drogue peut tuer dès la première injection

La Krokodil a un aspect pâteux, obtenu après combustion, et provoque des dégâts incurables. Le membre où est administrée la drogue se gangrène et doit souvent être amputé. Pire, les spécialistes ne donnent qu’une espérance de vie de un à trois ans pour tous les consommateurs, qui meurent soit d’un empoisonnement du sang, d’une méningite, d’une pneumonie ou de pourrissement.