|
Action en direction des personnes en difficulté avec l’alcool |
|
L'accueil et la relation d'aide
|
![]() |
Quand bien même le sevrage est réalisé, de gré ou de force (injonction de la famille, de l’entreprise ou de la justice), les réalcoolisations sont encore nombreuses pour les personnes qui restent seules et ne bénéficient pas du soutien d’un réseau dans lequel notre association a un rôle prépondérant.
Respect et confidentialité
La personne alcoolique a donc besoin d’être comprise, écoutée avec bienveillance, respectée et responsabilisée. Le fait de pouvoir rencontrer des personnes ayant eu elles-mêmes des difficultés avec l’alcool la rassure et la met en confiance sur sa capacité à sortir de sa dépendance.
Respectée, elle ne se sent pas jugée et peut se confier librement. Nous répondons ainsi au deuxième besoin fondamental de l’être humain : le besoin de sécurité.
Elle voit par les personnes qui vont l’entourer qu’il est possible de s’en sortir et sera encourager dans ses démarches de soin. L’association va donc l’accompagner dans sa réflexion et son rapport à l’alcool afin que la décision d’entamer une démarche de soins lui soit propre et rentre dans un nouveau projet de vie souhaité par la personne elle-même
Retour de soins, vers une vie hors alcool
Les centres de soins, publics ou privés, ont leurs limites dans le temps.L'association joue alors le rôle d'accompagnant à temps plein.
Alors que la vie ordinaire reprend son cours, la personne dépendante se doit arriver à une vie heureuse hors alcool. Pour elle, il est nécessaire d'abord de combler l'espace temps que représenteraient les moments d'alcoolisation, et ensuite se donner des objectifs de vie tout en faisant un travail sur elle-même.
Il s'agit de retrouver, ou de trouver, une valeur, une estime de soi et de l'affirmer.
Ces éléments essentiels de la vie passent par la responsabilisation de soi, pour soi et pour les autres.
De retour de soins, l’association a un rôle important auprès de la personne pour consolider son nouveau projet de vie hors alcool et être à ses côtés lorsque la personne doute. Elle va aussi l’encourager, la valoriser et l’aider à retrouver et à prendre conscience de ses propres ressources et de ces capacités pour être acteur de sa vie et maître de ses choix.
Dans ce contexte :
L’action de notre association dans le cadre de ses activités de resocialisation (sorties, soirées à thèmes, marches, réunions conviviales…) permet de rompre la solitude :
- Redécouvrir des notions de partage et de soutien,
- Tisser des liens de complicité,
- Tisser des liens de solidarité,
- Y trouver écoute, réconfort et solidarité.
Ainsi, répondre au troisième besoin fondamental : le besoin d’appartenance
Les groupes d’entraide
Alcool Assistance, dans son accompagnement en groupe, est une source de motivation à arrêter de boire de l’alcool et à rester hors alcool :
Par l’Effet double miroir :
Pour celui qui consomme encore, celui qui ne boit plus est la preuve vivante qu’il est possible de se sortir du problème alcool.
Pour celui qui ne consomme plus, celui qui s’alcoolise encore lui renvoie l’image de ce qu’il était et ce qu’il pourrait redevenir s’il retouchait au produit.
Par l’implication :
Celui qui adhère à notre association et s’y investit s’engage vis-à-vis de lui-même à tout faire pour devenir ou rester abstinent.
Il s’engage aussi vis-à-vis des autres en relevant une sorte de défi personnel avec le groupe comme témoin. Plus il s’implique, plus le fait de rester abstinent est important pour son amour propre et le modèle qu’il représente.
Par la valorisation de la personne :
Le regard est profondément valorisant du groupe qu’il partage la fierté et la joie de la personne qui a réussi à arrêter de boire de l’alcool et va de mieux en mieux. Ceci répond au quatrième besoin fondamental : lebesoin d’estime des autres, de reconnaissance.
Regard profondément gratifiant de la personne qui a été aidée et accompagnée et qui est désormais hors alcool.
Renforcement des compétences psychosociales
L’estime des autres n’est pas suffisante, à ce niveau. La déculpabilisation par la compréhension de la maladie, la revalorisation par les « petites » victoires quotidiennes et le renforcement des compétences psychosociales par des ateliers d’affirmation de soi vont ainsi répondre à ce besoin fondamental qu’est le besoin d’estime de soi.
Orientation vers un nouveau chemin de vie
Celui qui a rompu avec l’alcool, par son engagement dans l’association remplace positivement le vide laissé par le produit en évitant ainsi l’ennui, la solitude et le désoeuvrement.
C’est une substitution positive, premier pas vers une nouvelle hygiène de vie, une nouvelle façon de gérer son temps et son existence.
C’est un nouveau chemin pour parvenir au dernier des besoins fondamentaux :
l’accomplissement de soi en tant que personne abstinente.
L’action d’accompagnement auprès des personnes en difficulté avec l’alcool se justifie donc par la réponse à l’ensemble des besoins fondamentaux de la personne alcoolique tout en la centrant au cœur de l’action et en la faisant activement participer à son propre rétablissement, en complémentarité avec les structures de soins et les structures sociales.
Moyens mis en place :
- Tenue régulière de très nombreuses permanences locales pour l’accueil, l’information, l’orientation des personnes vers les structures de consultation et de soins spécialisés.
- Permanences et visites dans les hôpitaux et les structures de soins en addictologie afin d’améliorer l’information des malades alcooliques pour un meilleur accompagnement à la sortie des soins. Présenter l’association, parler de projets de vie, des éléments pour préparer et réussir sa sortie de soins.
- Permanences dans les mairies et CCAS afin d’informer la population des possibilités d’accompagnement de l’association, favoriser l’écoute, l’orientation et l’information.
- Disponibilité à partir de numéros 24H/24H afin d’accueillir téléphoniquement et renseigner les partenaires sociaux sur les activités de l’association. Orienter vers les centres de soins ou structures adaptées. Renseigner sur nos dates et lieux de réunions.
- Accompagnement individuel (visite à domicile – en hôpitaux, sorties…) afin de soutenir moralement le malade. L’accompagner tout au long de son parcours de soins et après la sortie des soins.
- Accompagnementdans les sections et les groupes de paroles.
- Nombreuses activités conviviales de resocialisation.
- Thérapiesalternatives (atelier créatifs, théâtre, écriture, vidéo, sophrologie, affirmation de soi…)