La consommation de drogues en France


La consommation du cannabis


La consommation de cocaïne

La consommation d'ecstasy

La consommation d'héroïne
                                                       
La polytoxicomanie



   

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La consommation de stupéfiants dans notre pays s'est considérablement aggravée au cours de la dernière décennie.


La consommation du cannabis est de très loin la première (+ de 80 % de l'ensemble des stupéfiants) avec 3,3 millions de consommateurs. Plus de la moitié d’entre eux font un usage épisodique mais environ 1/3 ont une consommation problématique et 10% se trouvent au stade de la dépendance. Elle touche essentiellement la jeunesse (30% de consommateurs réguliers chez les jeunes adultes et plus particulièrement les garçons -environ 80 %-).



Le climat idéologique ou passionnel autour de ce produit ainsi que le débat sur sa  dépénalisation  depuis de nombreuses années n’ont pas contribué à éclairer le public et ont  certainement joué un rôle dans le développement de la consommation, qui a doublé en dix ans avec toutes ses conséquences sanitaires et sociales.

A l’âge de 16 ans, les jeunes Français sont actuellement les premiers consommateurs d’Europe.

Chez les jeunes, scolarisés ou non, les chiffres sont préoccupants. 50 % d’entre eux ont expérimenté au moins une fois le cannabis, souvent par curiosité ou par pression de conformité. La plus grande part d’entre eux n’a pas persisté mais 30 % l’ont intégré dans leur comportement habituel à des degrés variables.


A 18 ans, 21 % des garçons et 7 % des filles en font un usage régulier (au moins 10 fois par mois jusqu à plusieurs fois par jour). Dans cette tranche d’âge, l’usage de cannabis est devenu aussi fréquent que celui de l’alcool et l’association de ces deux produits est répandue, l’un potentialisant gravement les effets de l’autre.


La consommation de plus en plus précoce (l’expérimentation chez les mineurs a doublé en 10 ans) augmente les risques d’évolution vers un usage problématique ou une dépendance.

 Un nombre grandissant d’usagers persiste au-delà de l’âge de 30 ans. Toutefois, à l’âge adulte, la plus grande partie des consommateurs réguliers abandonnent. S’il faut s’en réjouir, on doit conserver à l’esprit que l’usage de cannabis a eu lieu durant une période cruciale de l’existence déterminante pour l’avenir qui est celle des apprentissages, notamment professionnels. Enfin, si parmi une certaine proportion de la jeunesse, qui reste minoritaire, la consommation de cannabis s’est banalisée, sur l’ensemble de la population française, elle ne concerne qu’environ 5 % de nos concitoyens. En ce sens, on ne peut affirmer qu’elle soit devenue réellement un phénomène culturel d’une ampleur comparable à celui portant sur l’alcool ou le tabac. 


La consommation de cocaïne dépasse les cercles habituels "branchés" et touche maintenant, souvent par effet de mode, une population jeune (près de 4% d'adolescents ont expérimenté ce produit). La saturation du marché américain a orienté davantage le trafic vers l'Europe via l'Espagne, les Pays-Bas et la côte ouest africaine.

Sous sa forme beaucoup plus addictive de « crack », elle est consommée par les populations les plus marginalisées, principalement aux Antilles et dans les quartiers nord de Paris.

Au total, on dénombre environ 150 000 consommateurs de cocaïne à divers degrés.



La consommation d'ecstasy  et des nouvelles drogues de synthèse (principalement en provenance des Pays-Bas) est devenue fréquente à l'occasion des soirées rave, mais également dans les milieux festifs en général, notamment au sein des établissements de nuit. Les dommages psychiques et neurologiques graves qu'elle entraîne, longtemps sous-estimés, sont pourtant désormais reconnus par les praticiens.



150 000 jeunes consommateurs utilisent l’ecstasy à divers degrés, souvent de façon occasionnelle, mais une proportion d’entre eux a un usage réellement problématique.



La consommation d'héroïne semble stabilisée ces dernières années, voire en baisse. On a pu cependant observer une augmentation de l’expérimentation chez les plus jeunes à l’occasion des événements festifs (raves parties). L’héroïne concerne environ 160 000 personnes (25/35 ans) dont les 2/3 sont sous traitement à l’aide de produits de substitution délivrés par des médecins : la «méthadone » et le «subutex ». Cette prise en charge a fait baisser la demande de drogues illégales et la délinquance pour l’obtenir ainsi que le nombre de morts par surdose et la transmission du VIH. Toutefois, ces médicaments restent des opiacés entraînant une dépendance et dont la délivrance doit rester encadrée afin d’éviter les mauvais usages, les détournements et la revente. Par ailleurs, si l’on se situe dans une réelle perspective de sortie de la toxicomanie et pas seulement dans une forme de maintenance, il est important que les traitements s’accompagnent d’un sevrage progressif et d’une prise en charge psychosociale.



Enfin, la polytoxicomanie, associant ces produits mais aussi l'alcool, les médicaments et le tabac, est une pratique de plus en plus courante. Elle est d’autant plus dangereuse que les effets des drogues peuvent être considérablement amplifiés. 




Polyconsommations :

•    Ampleur du phénomène
                           

U.S.A : ‘’l’alcoolique pur’’ qui ne consomme que  de  l’alcool  est de  plus  en  plus  rare.  La grande majorité  des malades qui  entrent en  sevrage  sont  des   polyconsommateurs.

En France : Professeur J.L BALMES  

                        - 70% de malades alcooliques

                                                               - 30% de polyconsommateurs    

                                   Développement à caractère ‘’urbain’’ ?  (raves parties, etc...)



Les principales CO-DEPENDANCES et POLYCONSOMMATIONS 

ALCOOL / TABAC / CANNABIS  

ALCOOL / BENZODIAZEPINES  
   
ALCOOL / HEROÏNE

ALCOOL / METHADONE / BUPRENORPHINE

ALCOOL / COCAÏNE


 

Toutes les associations de consommations peuvent être envisagées – 2/3 produits et plus...


ABUS  et  DEPENDANCES peuvent coexister  dans les  polyconsommations
 




             DROGUE                                                                                                                             QUELQUES CHIFFRES