Publié le 03/10/2009 09:25 | LaDepeche.fr

Routes. Les radars intelligents arrivent

Alors que 530 nouveaux radars seront installés en 2010, de nouvelles cabines ultrasophistiquées sont en préparation.


Attention, les nouveaux radars vont bientôt débarquer, plus précis et plus performants ; en un mot inflexibles. L'hebdomadaire Auto Plus a dévoilé cette semaine les grandes lignes de ces nouvelles cabines pour lesquelles l'État vient de lancer un appel d'offre qui court jusqu'au 15 octobre. La mission des constructeurs ? Concevoir « un dispositif numérique homologué pour le contrôle de vitesse avec fonctionnalités avancées. » Ces avancées - qui remédient en fait aux limites des cabines fixes actuellement en place dont 1 flash sur 10 n'est pas suivi de contravention - sont au moins au nombre de trois selon nos confrères.

Première nouveauté : l'absence de flash. Le nouveau modèle de radar fixe devra pouvoir prendre une photo en se passant du flash. Pour cela, il fera appel à un dispositif de type infrarouge. L'automobiliste pris en excès de vitesse par le nouveau radar ne saura donc plus qu'il était en infraction ; il ne le découvrira qu'à la réception de sa contravention chez lui. Le flash ne jouera donc plus son rôle d'alerte sur les automobilistes qui suivaient le véhicule flashé.

Seconde nouveauté : plusieurs véhicules à la fois. L'État souhaite un « module d'identification de la voie », c'est-à-dire la possibilité de mesurer la vitesse des voitures circulant de front, sur les 3 ou 4 voies d'une autoroute par exemple. Plusieurs possibilités pour les constructeurs : un radar avec autant de caméras que de voies comme en Hollande, ou un radar relié à des capteurs sous la chaussée, ou encore un radar pour chaque voie. 


Troisième nouveauté : l'État souhaiterait que les radars distinguent les automobiles des camions, cars ou camionnettes. Ces derniers sont, en effet, souvent soumis à des limitations de vitesse inférieures à celles des autos : 80 contre 90 km/h sur la rocade toulousaine par exemple. Mais les radars actuels sont étalonnés sur la limitation des voitures. Les nouvelles cabines devront donc détecter le gabarit du véhicule pour décider de flasher ou non en fonction de la limitation qui lui est appliquée.

Dotés de ces technologies, les nouveaux radars, dont on ne connaît pas encore la date de mise en service mais qui pourraient apparaître dès la fin de cette année, devraient être beaucoup plus actifs et rémunérateurs pour l'État. Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé 530 nouveaux radars dans le budget 2010, notamment aux feux rouges. En 2012, il y aura 4 500 radars fixes ou embarqués ; deux fois plus qu'aujourd'hui.   


Les avertisseurs légaux en plein essor

Face à la multiplication des radars, la tentation est grande pour ceux qui roulent beaucoup d'acheter à l'étranger, notamment en Belgique, via internet, des détecteurs de radars dont les fabricants font la publicité par e-mail. Ces appareils illégaux en France exposent leurs utilisateurs à de très lourdes sanctions. En revanche, lesappareils qui signalent la présence des radars grâce à une base de données des emplacements des cabines et une puce GPS connaissent un vrai boom. Trois façons de s'informer sur la présence de radars.



1. Avec son GPS. La plupart des terminaux GPS portables (Tomtom, Navigon, Garmin, etc.) indiquent sur les cartes qu'ils affichent la présence de radars. Des pictogrammes et des alertes sonores voire vocales informent le conducteur à l'approche d'un radar fixe. Cette fonctionnalité est incluse ou sur abonnement annuel.

2. Avec un avertisseur simple. Moins chers qu'un GPS avec écran, les avertisseurs de type Inforad se présentent sous la forme d'un petit boîtier à placer derrière le pare-brise. Ils embarquent une puce GPS et la base de données des radars fixes que l'on peut mettre à jour via internet en branchant l'appareil sur son ordinateur. Un signal sonore ou vocal indique le radar fixe ou la zone susceptible d'accueillir des radars mobiles.
  



3. Avec un avertisseur communautaire. C'est le nec plus ultra pour être alerté à la fois de la présence des radars fixes et mobiles. Pour les radars fixes, le système est le même que précédemment (base de données + GPS). Pour les radars mobiles, les utilisateurs deviennent acteurs en signalant eux-mêmes le radar mobile qu'ils viennent de croiser en roulant. Il leur suffit d'appuyer sur un bouton de l'appareil et les autres appareils similaires membres de la communauté sont informés en temps réel. La société Coyote commercialise ce type d'appareil et a déjà créé une communauté de 200 000 utilisateurs qui ont signalé quelque 89 000 radars mobiles. En dépit de prix élevés s'étalant de 179 à 479 € (appareil + abonnement), le succès de Coyote est au rendez-vous. Dans le même esprit, il existe des logiciels à installer sur les smartphones comme l'iPhone.

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