ALCOOL ET GROSSESSE

premier bilan du message sanitaire
    
                                                                                                                                     

       
        
       

 Depuis le 3 octobre 2007, toutes les bouteilles de boissons alcoolisées doivent porter un message sanitaire préconisant l’absence de consommation d’alcool pendant la grossesse.                                                                      

Ce message peut prendre la forme d’un pictogramme ou d’une phrase : « La consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant »


Pour tirer un premier bilan de cette mesure, deux mois après son entrée en vigueur, l’Inpes a mené une étude auprès du grand public (1) qui visait notamment à évaluer la notoriété, la compréhension et l’acceptabilité du message.

Spontanément, 14 % des personnes interrogées déclarent avoir remarqué la présence d’un nouvel élément sur les bouteilles d’alcool ; parmi celles-ci, 82 % décrivent effectivement le message. Au total, c’est donc un peu plus d’une personne sur 10 qui cite le message sanitaire.


Lorsqu’on leur montre le pictogramme, 29 % des enquêtés déclarent l’avoir déjà vu sur une bouteille. La phrase, quant à elle, a été vue par 19 % d’entre eux.

Ce niveau de reconnaissance peut paraître relativement faible : cependant, compte tenu du caractère récent de la mesure et de la taille – souvent petite – du pictogramme sur les bouteilles, ce résultat reste honorable.

Le sens du pictogramme semble bien compris : selon 77 % des personnes interrogées, il signifie que les femmes enceintes doivent s’abstenir de consommer de l’alcool. À l’inverse, seulement 21 % pensent qu’il recommande simplement aux femmes enceintes de limiter leur  consommation.                                                                         

Quelle que soit sa forme (pictogramme ou phrase), la clarté et l’utilité du message sont reconnues par 9 personnes sur 10 environ. Toutefois, une minorité non négligeable (4 personnes sur 10) le trouve culpabilisant pour les femmes enceintes.

Malgré cela, l’opinion publique reste favorable à l’apposition du message sur les bouteilles, qui est en effet approuvée par 9 enquêtés sur 10. Ces résultats confortent donc la mesure, mais soulignent également la nécessité d’expliquer et d’accompagner le message

(
1) Enquête quantitative auprès d’un échantillon national de 1 013 personnes, représentatif de la population âgée de 15 ans et plus, interrogé en face-à-face par BVA du 6 au 8 décembre 2007. Échantillon construit selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle (CSP) du chef de famille après stratification par région et catégorie d’agglomération.