ALCOOLISME


Le mot "alcoolisme fut créé en 1849 par Magnus HUSS, un médecin suédois, après qu’il est constaté la fréquence des altérations hépatiques, cardiaques et neurologiques touchant la population hospitalière de Stockholm.

M. HUSS forgea alors le terme synthétique d’alcoolisme qui se substitua à celui alors en vigueur d’ivrognerie. Le définition universellement reconnue pendant une centaine d’année fut la suivante :
"ensemble des conséquences pathologiques d’une consommation excessive de boissons alcooliques.

Le Dr FOUQUET (1951) donne la définition suivante : "perte de la liberté de s’abstenir.



La dépendance 


Elle est installée quand la personne ne peut plus se passer de consommer, sous peine de souffrances psychiques et/ou physiques qui traduisent un état de manque.       

     

              CRITERES DE LA DEPENDANCE DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE CIM-10 (1992)


Certains symptômes du trouble ont persisté au moins un mois ou sont survenus de façon répétée sur une période prolongée.

Au moins trois des manifestations suivantes sont présentes en même temps au cours de la dernière année :

  • Un désir puissant ou compulsif de prendre de l'alcool ;


  • Difficultés à contrôler l’utilisation de la substance (début ou interruption de la consommation au niveau de l’utilisation) ;


  • Syndrome de sevrage physiologique quand le sujet dimine ou arrête la consommation. comme en témoignent la survenue d’un syndrome de sevrage caractéristique de la substance, ou l’utilisation de la même substance (ou d’une substance apparentée) pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage; 


  • Mise en évidence d’une tolérance aux effets de la substance psychoactive : le sujet a besoin d’une quantité plus importante de la substance pour obtenir l’effet désiré ;


  • Abandon progressif d’autres sources de plaisir et d’intérêt au profit de l’utilisation de la substance psychoactive, et augmentation du temps passé à se procurer la substance, la consommer ou récupérer ses effets ;


  • Poursuite de la consommation de la substance malgré la survenue de conséquences manifestement nocives.



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                              GENEVE 1993  -  C.M.I. CLASSIFICATION  INTERNATIONALE  DES  MALADIES


    Définitions données par la classification internationale des maladies à GENEVE (1993)

    La dépendance est un ensemble de phénomènes comportementaux, cognitifs  et  physiologiques  survenant  à  la  suite d’une consommation   répétée   de  substances   psycho actives.

    Typiquement associés à :

    -  Un désir de prendre le produit.

    -  Une difficulté à contrôler sa consommation.

    -  Une poursuite à prendre le produit malgré les conséquences nocives.

    -  Un désintéressement progressif des autres activités et obligation, au profit de la consommation accrue de la drogue.

    -  Une tolérance accrue.

    -  Et parfois l’apparition d’un syndrome de sevrage physique.




    Abus

    Usage à risque susceptible de provoquer des dommages (physiques, juridiques, sociaux...) pour le sujet et son environnement.

    Critères DSM  IV 1+ des difficultés (12 derniers mois) (Diagnostic and Statistical Manual) 

    • Incapacité à remplir les obligations majeures

    • Utilisation répétée de la substance malgré :

    - une situation à risque - ex. : conduite de véhicule 

    - des problèmes judiciaires - ex. : arrestation

    - des problèmes sociaux ou interpersonnels - ex. : disputes, bagarres




     la dépendance psychique

    La privation de produit entraîne des sensations de malaise, angoisses, parfois même dépression.



    la dépendance physique 


    l’organisme réclame le produit à travers des symptômes physiques : HTA (Hyper Tension Artérielle), tremblements, vomissements, sueurs…

       



    La tolérance


    Phénomène marquant une accoutumance de l’organisme au produit :

    c’est à dire la nécessité d’augmenter la dose pour maintenir un effet recherché ou le fait de ne rien ressentir à une  dose  donnée.
     



    Syndrome de sevrage

    Syndrome de sevrage typique :

    troubles digestifs, convulsions,tremblements, pouvant aller jusqu’au tableau clinique d’un delirium tremens.

     

    Complications :

    Altération des fonctions cognitives, ralentissement idéomoteur, amnésie.




    Délirium tremens :


    L'arrêt brutal de l'intoxication alcoolique chez un sujet dépendant provoque des troubles nerveux dus au fait que le système nerveux, ralenti jusqu'alors par l'alcool, se remet brutalement en hyperactivité.


    Ce syndrome comporte plusieurs phases :


    1. tremblements, sueurs, nausées, insomnies, anxiété. Tous ces signes disparaissent si le sujet consomme de l'alcool.


    2. ensuite apparition d'un délire avec augmentation des signes précédents, agitation, hallucinations effrayantes.


    3. finalement: délirium tremens c'est-à-dire délire aigu, anxiété majeure, agitation très importante avec de la fièvre, des sueurs abondantes et donc une déshydratation rendant indispensable un traitement en réanimation (réhydratation et calmants).

    Le délirium tremens est un accident du sevrage qu'il est tout à fait possible de prévenir et d'éviter.