13 avril 2009

Stupéfiant - Sept nouvelles victimes du solvant GBL


TOXIQUE


Ils participaient à la soirée électro du Zénith avant d'être victimes de malaises et hospitalisés. Sept jeunes gens, d'un même groupe, ont dû être hospitalisés à l'hôpital Lapeyronie, dans la nuit de samedi à dimanche, après avoir bu du GBL. Ils participaient à la soirée Electro United 4 years, organisée au Zénith et qui a rassemblé près de 5 000 personnes.


Le GBL est un liquide solvant pour peinture qui présente la particularité de se transformer en GHB - une drogue désinhibante interdite, dite aussi drogue du violeur - lorsqu'il est intégré par l'organisme. Sa consommation par les jeunes, notamment lors de soirées en boîte de nuit, apparaît de plus en plus courante.


Elle présente, naturellement, de sérieux risques pour la santé, notamment en cas de mauvais dosage.
C'est, semble-t-il, ce qui s'est passé samedi soir quand le groupe a décidé de boire le GBL qu'il possédait. L'un après l'autre, ils ont été victimes de malaises entre minuit et 4 h du matin.
 


D'abord pris en charge par l'équipe de la Croix-Rouge, qui se trouvait sur place pour la soirée, les sept jeunes, âgés de 17 ans à 19 ans ont ensuite été hospitalisés et placés sous surveillance pour le reste de la nuit. Au cours des dernières semaines, plusieurs personnes qui avaient pris du GBL, ont sombré dans des comas, parfois profonds. Hier soir, toutefois, seul l'un des jeunes se trouvait encore en observation à l'hôpital.


Au cours de leur audition par la police, les victimes, toutes originaires des Bouches-du-Rhône, ont expliqué que le GBL avait surtout l'avantage d'être bien moins cher qu'une bouteille de whisky, 15 € contre 75 €. Il n'est pas, non plus, considéré comme un produit stupéfiant et sa vente n'est donc pas interdite.

Cette nouvelle affaire ne devrait déboucher sur aucune poursuite pénale.

La multiplication des cas d'intoxication inquiète, cependant, sérieusement les autorités car elle souligne une consommation grandissante, malgré les messages de prévention.

MIDI LIBRE

Guy TRUBUIL
 

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