HISTORIQUE
Les conduites d'alcoolisation sont des conduites très anciennes. On retrouve des traces de ces conduites aussi bien dans la mythologie que dans les récits des peuples anciens.
Les ivresses de Dionysos (dieu de la vigne, du vin et de ses excès) et celles de Noé sont célèbres. En 3000 Av. J.C., les sumériens avaient déjà inventé les pictogrammes bière et brasseur. En hiéroglyphes égyptiens, le mot repas est représenté par l'association du pain et de la bière.
À Pompéi, environ 200 tavernes sont encore identifiables. Marc Antoine était connu pour son alcoolisme. Horace est à l'origine du proverbe latin : Nunc est bibendum signifiant « c'est maintenant qu'il faut boire ».
Tibère était surnommé Biberius Caldius Mero : le buveur de vin pur et chaud et Attila est décédé d'un syndrome de Mallory-Weiss.
Les gaulois furent approvisionnés en vins par les grecs puis les romains. Parfois était échangée une amphore de vin contre un esclave. Les premiers viticulteurs furent les vétérans de l'armée romaine qui, au moment de leur retraite militaire, recevaient des terres à cultiver. Les gaulois experts en ferronnerie inventèrent le tonneau.
Au XVIIIe siècle, les boissons alcoolisées coûtent cher. Deux modes de consommation s'opposent. Les maîtres et leurs valets ont une alcoolisation régulière tandis que le peuple s'alcoolise les jours chômés, c'est à dire le dimanche.
À la veille de la Révolution française, le prix du vin est trois fois plus élevé dès qu'il franchit la porte de Paris. Le 12 juillet 1789, le mur des fermiers généraux (barrières pour payer l'octroi à l'entrée de Paris) est pillé et le vin peut ainsi passer librement pendant plusieurs journées. Dès la fin de la révolution, le prix du vin augmente à nouveau.