la sensibilisation aux risques liés à la consommation de produits psycho-actifs

Constat en France :


Plusieurs études classent les jeunes consommateurs d’alcool, les 11-19 ans, en trois catégories :

·         Les consommateurs réguliers

·         Les consommateurs occasionnels

·         Les non consommateurs : jamais 

Près de 47.8% des jeunes ne boivent pas d’alcool, 39.8% en consomment occasionnellement et ont été ivres une ou deux fois dans l’année et 12.4% d’entre eux ont une consommation régulière
.

La fréquence de la consommation d’alcool évolue très significativement avec l’âge.

Analyse des différents types de consommation

En dehors des aspects cliniques riches auxquels nous sommes confrontés lorsque nous nous occupons de toxicomanies, l’intérêt de notre travail réside dans le fait que la toxicomanie est un fait de Société et qu’à ce titre il est évolutif.

Contrairement à ce qui est souvent dit, ce n’est pas une banalisation de la Drogue à laquelle nous avons à faire mais à une banalisation de l’Usage de substances chimiques quelles qu’elles soient, quel que soit leur statut (licite/illicite, stupéfiant ou non, prescrit sur ordonnance ou en vente libre). 
 
La publicité, vitrine de notre Société, se fait le relais de cette attitude. Ainsi, les spots télévisés incitant à prendre tel type de produit pour se donner de l’énergie ou tel autre type de produit pour recouvrer calme et tranquillité, se multiplient sur les différentes chaînes. Cette triste pédagogie corrobore l’idée que tout problème de la vie, tout problème du quotidien trouve sa solution dans les effets de la Chimie.

Les jeunes, plus que tous les autres, sont sensibilisés à cette évolution et en sont les premières victimes.
Nous sommes frappés de constater, l’ignorance de certains consommateurs quant au type de produits qu’ils utilisent. Ils sont bien souvent incapables de le dire, en dehors du fait de témoigner qu’ils prennent ce qu’ils trouvent à condition «  que cela leur casse la tête »



Sur le plan de la sécurité routière :

·      Le pourcentage très important d'accidents dans lesquels sont impliqués des jeunes conducteurs alcoolisés :

Selon une enquête de la Sécurité Routière sur les jeunes conducteurs âgés de moins de 25 ans, un conducteur sur cinq (19%) déclare avoir consommé une boisson alcoolisée avant d’avoir pris le volant.
·      La méconnaissance des effets de l'alcool et du cannabis même à faible dose, sur le conducteur.

·      La nécessité d'informer le public, de le responsabiliser et de lui proposer, en cas de consommation excessive, des alternatives à la conduite d'un véhicule.

                 

La prévention des conduites addictives en milieu scolaire :

Les moyens de faire des choix éclairés et responsables. 
 

Les objectifs spécifiques au milieu scolaire

– Donner aux élèves les moyens de maîtriser des connaissances et des compétences relatives à leur santé et à leur bien-être, notamment dans le domaine des addictions (tabac, alcool, cannabis).


– Développer chez les élèves des compétences leur permettant de faire des choix responsables :

• par une prise de conscience des ressources de chacun, dans le domaine de la santé (à travers ses dimensions physique, mentale et sociale) ;

• par une mise à distance critique des stéréotypes et des pressions sociales poussant à la consommation
.


–  Permettre aux élèves de connaître et de s’approprier les lois (loi de 1970, loi Évin) et les règlements
.


–  Donner les moyens aux élèves d’être aptes à demander de l’aide pour eux et pour les autres.

Certains enfants et adolescents sont d’ores et déjà confrontés aux pratiques addictives. Ils peuvent être en difficulté avec l’un ou l’autre des produits, se trouver désemparés et ressentir le besoin d’être aidés. Les interventions peuvent jouer ici un rôle de révélateur, il est donc indispensable que soit développée leur aptitude à demander de l’aide.

Ceci étant, une grande part des enfants et des adolescents ne sont pas consommateurs et encore moins en difficulté avec des produits psychotropes, c’est aussi la capacité à être attentif à autrui, à demander de l’aide pour un autre que soi, dans une perspective de solidarité, qui doit être développée. 

Les animateurs d’Alcool Assistance :

Les intervenants construisent leur intervention en respectant les axes nécessaires à la mise en place d’une véritable démarche de prévention :

–  partir des représentations, des connaissances, des demandes des élèves doit être le fondement même de toute séance. Les besoins réels sont ainsi pris en compte. Associés à l’élaboration de la réflexion, les élèves eux-mêmes permettront la diffusion de l’information qu’ils se seront appropriée.

Ce qui se dit, ce qui se croit chez les enfants et les adolescents à propos des substances psychoactives, leurs effets et leur consommation, est bien souvent loin de la réalité : ne pas en tenir compte est un écueil qu’il convient d’éviter, pour donner des informations fiables ;
 


–  apporter des connaissances scientifiquement validées en appui aux enseignements est nécessaire.

Le manque de savoir validé (y compris dans ses apparentes contradictions) participe à la banalisation des consommations : il est d’autant plus important d’apporter ici toutes les informations nécessaires, que ce soit sur les effets des produits ou sur les lois qui en régissent la consommation ;

–  permettre de développer chez les élèves les compétences nécessaires pour adopter des comportements favorables à leur santé complète la démarche d’information qui, à elle seule, ne suffit pas. Liberté de choix, estime de soi, solidarité sont les compétences psychosociales nécessaires à chacun pour intégrer personnellement une attitude de prévention face aux consommations de produits psychoactifs.

Ainsi, l’intervenant, loin de se contenter de transmettre des informations, autorise la parole sur les ressentis et les comportements : il devra donc être attentif aux propos échangés dans le groupe, aux éventuelles réactions d’inquiétude et de souffrance ; il doit aussi être conscient de la place qui est la sienne face aux élèves, dans ce qu’elle peut demander parfois d’implication plus ou moins personnelle.
 



Nos animations consistent en :
  
 
- la présentation d'un court métrage

-  un temps de questions-réponses avec les participants 

-  une série de simulations d'alcoolémie

-  une évaluation de l'impact produit.



L'association met à disposition pour ces séances :


- moyens humains :

Deux animateurs qualifiés en alcoologie par séance  d'animation de deux heures.

- moyens techniques :
Un vidéo projecteur et un ordinateur dans lequel sont intégrés 15 courts métrages (MILDT) et de nombreux clips vidéo, un simulateur d'alcoolémie, des jeux de diapositives issues d'ouvrages pédagogiques.

 

- matériel remis aux participants : 

Documentation Alcool Assistance : livrets "Alcool Drogues Médicaments, usage et mésusage", ‘’le SAF’’, dépliant ‘’rouler n’est pas jouer’’.

Documentation INPES : livrets d'information cannabis

Documentation Sécurité Routière : dépliants d'information sur ‘’le permis à points’’, ‘’les drogue au volant’’, ‘’les sanctions’’.


Evaluation des résultats

Deux questionnaires sont remplis par les candidats :

- le premier, avant l’animation, permet d’évaluer les connaissances 
    - le second, en fin de séance, permet de mesurer l’impact de celle-ci.